Posts tagged ‘Théatre’

octobre 28th, 2011

Théâtre – La Nostalgie de Dieu prolongée jusqu’en décembre

Avant Noël, reprennez un peu de foi.

Jusqu’au 3 décembre à la Comédie Contrescarpe (5e)
Places sur Billetréduc

août 11th, 2011

La Nostalgie de Dieu au théatre : deuxième apparition divine garantie

J’ai beaucoup aimé le premier livre (La Nostalgie de Dieu) et d’ailleurs j’en avais parlé. J’avais aussi aimé le second (Le Complexe de Dieu) mais je n’en avais pas parlé.

Depuis le 3 août, à la Comédie Contrescarpe, se joue la pièce adaptée des deux BD. Comme au bon vieux temps de feu So Glamuros, me voilà parti au théatre.

 

La pièce est aussi réjouissante que les livres. Interprétée par deux charmants comédiens (cf. photos), elle rend l’atmosphère hérétique du livre en lui donnant un incarnation plutôt moliéresque. Dommage que les ficus aient refusé de jouer la scène des ficus.

 

Si vous avez des doutes sur l’existence de Dieu, sa présence et ses réalisations, n’allez pas voir La Nostalgie de Dieu, car vous en sortirez encore plus perturbé, mais en ayant bien ri…

Dans le livre Dieu n’est pas représenté. D’ailleurs, le personnage de Dieu lui-même se moque de sa représentation humaine bigotée, un homme grimmé en vieux papi à barbe blanche, limite Père Noël. Dans la pièce, c’est un homme en chemise blanche et en tongs qui joue le rôle divin. Cela correspond à l’image répandue et probablement souhaitée par le public (pas la chemise et les tong hein, je parle du genre masculin !). Cela dit, vu que la pièce est carrément hérétique voire plus blasphématoire qu’un concert de Madonna et de Lady Gaga réunies, je me demande comment le public réagirait si Dieu était joué par une femme.

La Nostalgie de Dieu, jusqu’au 15 septembre, du mercredi au samedi à 20h00, à la Comedie Contrescarpe, 5 rue Blainville PARIS 75005, réservations au 01 43 26 25 60 et sur les sites habituels genre Billetréduc. Il y aura peut-être une tournée en France.

septembre 15th, 2010

SAUNA, le musical : il faut que ça sorte

L’avant première de Sauna le musical avait lieu hier soir au Vingtième Théatre (Paris XXe). 90% de gay, forcément.

Le Sauna que j’ai vu hier est l’adaptation française de “Bathhouse, the musical”, comédie musicale créée en 2006 par Tim Evanicki et Esther Daack à Orlando aux Etats-Unis.

Le pitch : « Ce spectacle pour 4 comédiens chanteurs et un pianiste évoque le parcours initiatique d’un jeune homme qui vient de faire son coming-out. Il décide d’aller dans un sauna gay pensant y trouver l’Amour …. Il réalisera que les autres clients sont, quant à eux, à la recherche de quelque chose de plus… immédiat ! ».

Quand les français adaptent des musicals anglo-saxons, ça se passe TRES MAL dans 90% des cas. On ne parlera donc pas du Roi Lion et de Grease qui en français font plouf. Vous connaissez la lessive Plouf ?
BREF, je suis donc allé voir Sauna avec 5 a priori :
1 – je connais l’histoire (oui, Miqueline au Sauna c’est du vécu ! je le raconterai dans mon prochain livre « Pute 2.0 ») donc je ne vais pas être surpris
2 – les chansons en français donc (cf. sus)
3 – il va y avoir du gars à oilp
4- il va y avoir un poulailler de connasses
5- le niveau devrait être bon car François Borand, que j’avais vu dans Coup de Foudre, une comédie musicale que j’avais kiffé, joue Maxence, un des principaux personnage de Sauna (celui à droite sur la photo ci-dessous).

Et alors ?

Alors :
1 – niveau surprise, on apprend que c’est une version écourtée du show
2 – les morceaux quoiqu’en français passent très bien
3 – \o_o/ (désolé, j’ai pas de photo) mais l’avertissement de la production doit être pris au sérieux : « … pour un public averti, abordant des thèmes pour adultes, avec un langage osé (parfois), et des hommes très peu habillés (souvent) ! »
4 – 90% donc
5 – le niveau est très bon, les 4 acteurs sont excellents et sexy, les compositions parfaitement adaptées, le pianiste parfait. On est vraiment dans un musical au punch américain, sans tabous et sans complexe.

Oui mais voilà. Le show semble ne pas avoir encore de producteur, ni de salle. C’est la Criiise. La version écourtée présentée hier soir sera peut-être la seule et l’unique. Quelle ANGOISSE. C’est comme si on m’avait dit que je ne pourrai pas voir si Mulder et Scully sortent ensemble à la fin de X-Files.
En même temps, les américains n’ont pas peur du marketing communautaire alors que les français OUI. En France 90% des spectacles (oui les 90% c’est pour éviter la vilaine généralisation (qui est donc à 100%)) sont destinées à un public familial (ou bobo pour ceux qui n’ont pas de gosses). Là, c’est sûr que financièrement c’est plutôt risqué pour un producteur. Pourtant, il faut qua ça sorte !

Rendez-vous en 2011 pour le verdict.

juillet 9th, 2010

Amaaaaazing Coup de foudre au Vingtième Théatre

Ne soyons pas snob, toutes les meilleures comédies musicales ne se jouent pas au Théatre du Châtelet. A l’est, dans le XXe arrondissement de Paris, le Vingtième Théatre accueille la comédie musicale Coup de Foudre. De communication point trop n’en faut pour ce musical de brodvé à la française que j’ai failli rater !!! Heureusement une bonne âme a pensé à faire connaître le spectale à Alexiane de Soglamuros et donc à moi.

Oui, Coup de Foudre est une comédie musicale française, ce qui lui donne un mauvais départ en terme d’image. MAIS,  on ne peut pas coller à Coup de Foudre cette image ternie par des années d’appauvrissement comédiemusicalesques français. Pourquoi ?
– Parce que tous les artistes du spectacle (les acteurs/interprètes, le pianiste, les costumiers, …) sont pros

– Parce qu’il n’y a aucun membre de la Star Academy sur scène (bien que la sorcière ressemble étrangement à Armande Altaï)
– Parce que les acteurs males sont très charmants (notamment François Borand qui joue Jason, l’amant rouge passion de Cassandre et qui a un jeu et une voix que j’ai trouvé orgasmique – ou c’est peut-être son costume rouge…)

– Parce que le répertoire musical est fortement similaire à celui de mes playlists numériques
– Parce que les arrangements musicaux sont exceptionnels

Au début on hésite entre la kermesse de fin d’année et une copie de StarMania mais après quelques minutes, on est pris par le talent des auteurs, du pianiste et des interprètes. Et ça, c’est priceless.
Bien sûr, en reprenant des morceaux français, les auteurs pouvaient difficlement raconter une autre histoire que celle de l’amour. On leur pardonne parce qu’ils ne tombent pas dans la mièvrerie et parce qu’ils citent Mike Brant, Dalida, Lio et Jeanne Mas d’une manière subtile et géniale.

Jusqu’au 25 juillet, Métro Menilmontant ou Gambetta (comment ça ‘et pour la province ?’).