Posts tagged ‘homme’

mars 31st, 2014

C’est beau un homme

Ca fait longtemps que j’ai envie d’écrire un article dans lequel je peux m’épancher sur mon amour de l’homme. Pas le désir physique. Pas LA BITE. Non, la subjugation que mon cerveau et mes hormones subissent à la vue d’un homme (généralement hétérosexuel).

Main d'homme

CC Andrea Rose

C’est une main négligemment posée sur un livre, dans le métro, qui montre un naturel hors course, hors séduction, hors performance. C’est une mèche de cheveux rebelle qui montre l’indomptable, la fougue. C’est une bague au -gros- doigt qui montre la docilité et l’allure qui cache le moteur qui demande qu’on le décalamine. C’est un regard plein d’envie, de curiosité et de profondeur, qui fuit vite de peur de lâcher prise. C’est la simplicité du contact, la sincérité de l’homme seul, sans femme(s) ni grandes plumes de grand chef. C’est tout ça qui me déclenche un lâcher d’ocytocine, une attraction impossible à réfréner, détourner, substituer.

Je sais que l’homme est beau parce que je l’ai vu, comme certaines l’ont vu. Nous sommes peu nombreux à l’avoir vu. Parce que comme dans cette précédente phrase, dès que le masculin est socialement en présence de féminin, il prend un dessus de manière normé et réglementé. Le naturel part au galop mais il revient aussi vite dès que la garde baisse, dans les moments de solitude, quand l’homme est face à lui-même ou face à l’adversité (nom féminin).

J’ai de la chance, je l’ai vu, je le vois encore, de plus en plus. Je peux le voir parce que j’avance masqué. Mais lui, évidemment, il ne me voit pas. ET CA, C’EST LA MERDE INTERNATIONALE.

mai 1st, 2013

Ni soumise ni pute ni lesbienne ni gay (attention, post introspectif, psychologie de comptoir et théorie des genres)

J’hésitais entre les titres « Ni pute ni soumise » et « Ni lesbienne ni gay« . Vu que la période d’hésitation a duré trop longtemps et, qu’en réfléchissant, rien techniquement ne me force à choisir, ben j’ai mis les deux. Ce mécanisme, cette pression qu’on s’auto inflige, c’est la même qui nous force au conformisme et à faire des choix que l’on a pas forcément à faire.

Sans transition.

Je fais peur au gays (les garçons dans un corps de garçons qui aime les garçons dans des corps de garçons) et les lesbiennes (les filles dans des corps de filles qui aiment les filles dans des corps de filles) ne m’aiment pas. C’est un fait avéré par plusieurs expériences avec tube témoin et bec bunsen. En revanche, je produis un effet indéterminé sur les hétéros. Entre fascination et curiosité, attraction et répulsion. Sur les hétéros femmelles (filles dans un corps de fille qui aiment les garçons dans des corps de garçons), une reconnaissance mutuelle s’installe assez vite. Avec les hétéros mâles (garçons dans un corps de garçons qui aime les filles dans des corps de filles), c’est la dubitativité qui s’installe – et en général, je ne fais rien pour arranger la situation. Pourquoi ces attitudes ? Pourquoi ces précisions sur les corps et les sexualités ?

Parce que, comme plusieurs impuretés de l’espèce, mon genre et ma sexualité ne sont pas mathématiquement alignés. Je n’ai pas envie d’avoir le corps d’une femme mais je n’ai pas envie d’avoir une sexualité d’hommme (gay ou hétérosexuel). Compliqué ? Non, sauf pour trouver le partenaire homme dans un corps d’homme qui aime les femmes dans des corps d’homme.

Je laisse Isabelle Adjani, encore jeune et fraîche en 1983 (mon année de naissance – BORN THIS WAY dirait l’autre folle), conclure cette théorie psycho-socio-introespecto-affective :

 

 

Et si tu es grand, riche, intelligent et que tu as de l’humour, APPELLE-MOI.