Posts tagged ‘Train’

juillet 3rd, 2015

Pretty hurts

Cela faisait longtemps que je n’avais pas pris le train. Depuis que j’ai entrepris d’équilibrer mon bilan carbone avec une voiture Diesel (pas Vin), le train est redevenu exotique, un safari chez le commun des transports.
Faisons tout de suite le point « Bruit et Odeur ». L’écriture de ce texte se fait à 300km/h, cris d’enfants surexcité en fond sonore et odeur de concombre de salade d’étudiants pauvres (ou radin) (ou économe) (ou élevé dans la tradition paysane) (ou concombrophile) (concombropathe ?). Jacques Chirac avait raison. Paix à son âme. D’ailleurs, je dois enfin faire mon coming out sur ce blog. Je sais, ça ne se voit pas. Je me le suis caché pendant des années. Personne ne s’en doute dans mon entourage personnel, même professionnel. J’ai mis plus de temps à l’accepter que mon amour inconditionnel pour les bites (et ce qui va autour, surtout). JE SUIS DE DROITE. Oui, cette organisation PNL de la représentation nationale n’as plus de sens aujourd’hui. D’ailleurs, ce n’est pas un état, mais une pratique. Tout comme une sexualité n’est pas un état mais avant tout une pratique (des pratiques), être de droite est avant tout une pratique (des pratiques). Si je couche avec un hétérosexuel, suis-je homosexuel ? Est-il hétérosexuel ? Si je pratique le libéralisme économique (laisser-faire et laisser passer) et moral (laisser faire et laisser passer –
sauf les grosses bites), suis-je droite ? Ces classements originaux confinent à l’absurde.

Revenons dans le train. Y a du keum. ça sent le cœur de palmier macéré en conserve (OGMophathe ?).
Putain de salade d’étudiants pauvres.
Comme d’habitude, le mouvement sur des rails est toujours mon moment pour faire le point.

Abyme et soleil

Abyme et soleil

 

Celui-ci est plus clair que les précédents. Les errances passées et les comptes réglés avec la première partie de la vie débouchent sur le début de la deuxième. C’est reparti pour 20 ans ! Mais on ne recommence rien, on poursuit, on développe dans une perspective différente, avec des bases plus solides.
Le principal chapitre qui débute c’est celui de la parentalité. Les 20 prochaines années ne se feront probablement pas sans enfants, quelle que soit l’organisation familiale.

Pourquoi des enfants ? Personne ne sait dérouler un argumentaire solide et rationnel à cette question qui évidemment n’a PAS d’explications rationnelles.
Je ne sais pas encore si je raconterai, si je partagerai, mon expérience du parcours de la parentalité.
Là maintenant tout de suite, il n’y a pas grand chose à partager.

Bisous

P.S : pour comprendre le rapport, divertis-toi.

janvier 1st, 2014

Votre vol est annulé

L’adolescence prend fin aujourd’hui, donc environ 15 ans après sa fin normalisée dans les manuels de biolo-socio-hormono-médicinologie humaine. Pas de retard dans la croissance, on a été bien nourri. En revanche, commencer sa vie d’adulte (où l’on devient raisonnable-responsable) dans la trentaine, c’est même plus un retard, c’est une annulation de vol (ou de train – je suis un traumatisé de l’avion). Seul sur le quai (ou dans le terminal), il faut vite se décider pour arriver pas trop en retard à la destination finale. On part à pieds ?  on loue un voiture ? on réserve une place sur un vol le lendemain s’il y a des disponibilités ? on fait du stop ? ON RENTRE CHEZ SOI EN RALLANT ET EN RAVALANT SA COLERE (d’adolescent) ? Et SI on changeait de plan en prenant le prochain train, le premier qui passe, peu importe ses dessertes ?
Pas besoin de courir, il suffit de monter, à l’heure prévue et de profiter du trajet. La destination finale initiale, on l’atteindra quand même, plus tard, ou peut-être jamais parce qu’entre temps on aura plus envie d’y aller.

cruel intenetionscene_fin_intentionsDans ce train, il faudra accepter de voyager dans d’autres conditions, non prévues. Il faudra accepter le regard des autres voyageurs qui savent que vous n’avez PAS de place réservée et que vos bagages n’auront pas de place dans les espaces prévus à cet effet. ILS VONT ECOMBRER. Les voyageurs, qui ont prévus leur voyage et on réservé (longtemps à l’avance) savent ce que vous avez fait (l’été dernier ?), comme les camarades universitaires de Kathryn Merteuil (Sarah Michelle Gellar) dans la dernière scène de Cruel intention.
La drogue, le sexe, les arrangements avec la réalité, les errances psychologiques, les hontes et les vérités, Catherine ne peut plus les nier. Tout s’effondre. Il va falloir qu’elle fonctionne autrement.

Elle aussi, va prendre un autre train.

Mais de ce moment sur le quai, jusqu’à l’arrivée à la nouvelle destination, il va falloir affronter le manque de place dans les espaces prévus à cet effet et errer dans les wagons pour chercher une place de libre et s’installer sereinement. Là sur le quai, on l’a mauvaise (comme Kathryn). Dans le train, ça risque d’être dur.

Cette errance douce-amère il faut l’accepter pour profiter du voyage. Amère parce qu’on abandonne des rêves, des buts, des conforts et on se jette un peu dans le vide. Douce parce qu’on gagne en liberté, en indépendance et probablement en bonheur, joies, plaisir et sagesse.

(Ce texte n’est pas extrait de l’évangile selon Miqueline)

mars 4th, 2011

TGV et tes j’y vais pas : born this way

Bon ben c’est Annie Girardot cette fois. Même le statisticien le plus pointilleux admettra qu’il existe une forte corrélation entre les dates de déces des personnes médiatiques et mes voyages en train. Ecarte type : 3 jours.

Aujourd’hui, paraitrait-il qu’il paraîtrait qu’on va mettre Annie dans une bière du Père Lachaise. Alors premièrement, depuis quand on distribue de la bière au Père Lachaise ? Et deuxièmement, depuis quand la bière a des vertus conservatives ? (ok, humour niveau 0. La faute à Laurent Ruquier) Et la page Wikipédia http://fr.wikipedia.org/wiki/Annie_Girardot est déjà à jour ! Cela m’étonnera toujours…

Bref, une cérémonie où on l’on va encore voir Catherine Deneuve et ses tenues de deuil. C’est le meilleur rôle de sa vie. Ben oui, je n’ai jamais connu Catherine Deneuve jeune, ni Annie Girardot d’ailleurs. Du coup, pour moi, les mamies du cinéma ont une image particulière qui ne correspond pas du tout à celle que véhiculent les chroniqueurs de plus de 40 ans et les nécrologies. D’ailleurs, comme pour une mamie, on a pas trop envie de savoir ce qu’elles ont fait dans leur jeunesse. Ou alors si mais qu’on nous en racontre l’histoire romancée.

BREF, Catherine Deneuve, c’est la robe noire Yves Saint-Laurent,  les collants noirs, les lunettes Chanoul et pour les grandes occasions le voile de deuil -mon modèle pour les enterrements- point. Ça ne sera jamais Jules et Jim et compagnie. Annie Girardot, ça sera la mamie rigolotte et à poigne que j’ai adoré dans la Zizanie avec Louis de Funès, et qui me rappelle les miennes. D’ailleurs, la photo de Wikipédia n’a pas été prise dans son album de jeunesse.

Comme dirait Lady Gaga, elles sont Born This Way, comme nous autres le sommes pour des nouveaux nés ! Eux naissent pour nous mais nous naissons aussi pour eux. A cette idée, il est marrant (OU PAS) de se mettre à la place d’un nourrison et de voir avec ses yeux vierges. En général, il a deux réaction primaires, peur ou pas peur et pleurer ou pas, sourire étant un option d’un regard déjà plus trop vierge. Et bien, faites-le test, certes très difficile, et cela vous fera plus peur à vous qu’au nourisson…

Attention, je prend le train 2 fois en avril !

RIP Annie

septembre 17th, 2010

Téoz et tes bas : adieu Claude

6h35 ! Mais quelle idée de prendre un train aussi tôt ! En plus, on a le droit à un jeu de piste comme sait bien les faire la SNCF : « les rames du train 3601 à destination de Brive-la-Gaillarde ne sont pas des rames Téoz, nous ne pourrons pas assurer les services Téoz. Le numéro des voitures correspondant à votre billet est indiqué en bout de quai (mais pas sur les voitures, trop cher). Vous trouverez dans chaque voiture un document indiquant les correspodances entre la place inscrite sur votre billet et celle qui vous a été attribuée dans la voiture… ».
Au moins, à 6h30, on se bouscule pas pour s’installer ! On doit être 7 dans le vagon… que des hommes ! Oui, tiens, il n’y a que des hommes dans le wagon. Très peu de femmes sont montées dans ce train. Idem dans le métro, 90% d’hommes (et 95 % de cainfri, maghreb ou sub-sahara). Pénibilité du travail ? Sécurité des rues de Paris à 6h00 matin ? Esclavage moderne ? Le taylorisme n’est pas mort, ils en sont la preuve ? Division familiale du travail ? Univers parallèle ?

Je frise, il va pleuvoir DONC.

Et pour ne pas déroger à la règle qui veut que quand je prends le Téoz à Austerlitz une célébrité meurt (Michael Jackson avait inauguré la rubrique en 2009, suivi par Patrick Swayze et Filip Nikolic), cette semaine Claude Chabrol me fait l’honneur de sa présence dans Téoz et tes bas !
Malheureusement, je ne peux pas citer de mémoire un titre de film réalisé par Claude Chabrol (« shame on you !» comme dirait Ophélie Winter). Et je n’ai pas de connexion. Je ne peux donc pas méditer sur le 7e art français durant les 5h00 restantes du trajet …

Heureusement, j’ai eu le temps d’acheter 3 magazines. 17€. Soit le prix du billet de train !

BREF, après avoir regardé le lever de soleil sur les champs de la Beauce, je vais lire donc


7h40


Le contrôleur nous annonce qu’il n’y aura pas de chauffage dans la voiture et que nous pouvons en changer. Il fait 10°. JE RESTE (comme la majorité des voyageurs). La Sncf nous fait un remake de Kho Lanta version Corail. « Ils étaient 7 au début, il n’en restera qu’un ! ». Je reprends la lecture

8h20



Bon ok, j’ai changé de voiture. Le froid limousin m’a tuer. Reprise de la lecture

8h50

Café. Le serveur ressemble au mari de Roseanne. Non seulement le train de 6h35 est pourri mais en plus, il n’y a vraiment rien à mater ! Au moins, c’est CALME. Reprise
9h13


Café sur l’estomac. Soit sa sort par en haut avant Limoges, soit sa sort par en bas après Limoges. Tiens, un article sur les homos au boulot dans le magazine Têtu : « Placard ou coming-out ? ». ça me fait penser aux titres racoleurs des magazines féminins américains « Régimes : êtes-vous plutôt Dukan ou Weight Watchers ? ». Bref, tout ça pour dire que ça dépend de l’entreprise, de ses collègues et du DRH et qu’il vaut mieux tater le terrain avant d’agir… Dah ?!

Moi je drague direct les collègues et je demande les numéros des stagiaires à leur maître (de stage). Radical et sans débat confession-intimesque à la machine à café. Reprise de la lecture… ah, gare de Limoges. Le café sortira donc par le bas

9h50 (encore deux heures # ! €’X !# &[§#)

Pause water

Ecomusée de la creuse ? Non, prise électrique des trains Coraux pour les razoirs électriques de 1922

 

Notez la brise qui s’engoufre dans les chiottes par le dérouleur. La température doit avoisiner les 10°. Avantage : peu d’odeurs résistent. — ! — attention passage vulgaire — ! — Soit dit en passant, merci bien la SNCF pour le papier toilette pourri qui colle à la bite ! 5 minutes pour enlever tous les petits morceaux blanc restés coincés ! Et cette eau qui ne vient jamais dans la cuvette. Hereusement, pas de dépôt de bilan durant cette matinée. En même temps, avec 3 personnes dans le wagon et le système de ventilation, je risque pas grand-chose — ! — fin de passage vulgaire — !–


10h11



Putain Spotify et la mauvaise qualité du réseau dans la diagonale du vide ont bouffé 80% de la batterie de mon téléphone intelligent en moins de 4h00 ! VITE, mode avion. Reprise.

Qui a sorti son sandwich au jambon et sa banane ? ça PUE bordel !!!

10h23



11h02
Kho lanta continue. A Brive, Le TER qui doit me mener à Cahors n’est plus à 11h08. 

 J’ai retrouvé mon TER. Il a changé de numéro et part à 11h19. VOIE B dans 30 minutes !

Aaaaaaah, le sud.

A partir de Brive, il y a plus de spectacle…

Sauvé.



11h20


Oui ce post est long et inintéressant. COMME MES 6h00 DE TRAIN ! et certains films français ?
J’ai réussi à capter en 3G durant 6 minutes à Brive. Je ne connais donc AUCUN film de Claude Chabrol sauf M. le Maudit et Merci pour le chocolat qui me disent vaguement quelque chose mais que je n’ai jamais vu.
Bravo la culture.
Tiens, l’enterrement à lieu cet après-midi au cimetière du Père Lachaise (à 200 mètres de là où j’habite donc). MERDE, je vais rater Catherine Deneuve en robe noire et chapeau rideau de nylon. J’ai toujours trouvé que c’est son meilleur style. Mon modèle pour les enterrements.

11h31

Adieu Claude.
11h31

Encore une heure. Bordel.