Posts tagged ‘Mariage’

mai 1st, 2013

Ni soumise ni pute ni lesbienne ni gay (attention, post introspectif, psychologie de comptoir et théorie des genres)

J’hésitais entre les titres « Ni pute ni soumise » et « Ni lesbienne ni gay« . Vu que la période d’hésitation a duré trop longtemps et, qu’en réfléchissant, rien techniquement ne me force à choisir, ben j’ai mis les deux. Ce mécanisme, cette pression qu’on s’auto inflige, c’est la même qui nous force au conformisme et à faire des choix que l’on a pas forcément à faire.

Sans transition.

Je fais peur au gays (les garçons dans un corps de garçons qui aime les garçons dans des corps de garçons) et les lesbiennes (les filles dans des corps de filles qui aiment les filles dans des corps de filles) ne m’aiment pas. C’est un fait avéré par plusieurs expériences avec tube témoin et bec bunsen. En revanche, je produis un effet indéterminé sur les hétéros. Entre fascination et curiosité, attraction et répulsion. Sur les hétéros femmelles (filles dans un corps de fille qui aiment les garçons dans des corps de garçons), une reconnaissance mutuelle s’installe assez vite. Avec les hétéros mâles (garçons dans un corps de garçons qui aime les filles dans des corps de filles), c’est la dubitativité qui s’installe – et en général, je ne fais rien pour arranger la situation. Pourquoi ces attitudes ? Pourquoi ces précisions sur les corps et les sexualités ?

Parce que, comme plusieurs impuretés de l’espèce, mon genre et ma sexualité ne sont pas mathématiquement alignés. Je n’ai pas envie d’avoir le corps d’une femme mais je n’ai pas envie d’avoir une sexualité d’hommme (gay ou hétérosexuel). Compliqué ? Non, sauf pour trouver le partenaire homme dans un corps d’homme qui aime les femmes dans des corps d’homme.

Je laisse Isabelle Adjani, encore jeune et fraîche en 1983 (mon année de naissance – BORN THIS WAY dirait l’autre folle), conclure cette théorie psycho-socio-introespecto-affective :

 

 

Et si tu es grand, riche, intelligent et que tu as de l’humour, APPELLE-MOI.

juillet 29th, 2011

Téoz et tes bas anglais : back to black

Il y a eu tellement de voyages en train ces dernières semaines que d’une part, il aurait été trop fastidieux d’écrire un billet à chaque fois et que, d’autre part, une grande mort à raconter vaut mieux que plusieurs petites. Oui, il y a des niveaux de médiatisation dans les dispartions qu’il faut reconnaître et accepter. Ainsi vous n’avez pas entendu parler de la disparition de Georgette Planard. Moi non plus d’ailleurs. En revanche, vous avez appris, tôt samedi sur Twitter et plus tard dans les grands médias qu’Amy Winehouse s’était dit qu’il était temps de rejoindre le club médiatique des 27.

Et là, dans le choc de l’émotion, à 28 ans on se dit, ouf, on n’en fera pas partie (argument ne tenant pas longtemps pour les non superstitieux). On se dit aussi que si on nous envoi en cure, eh ben on ira, ra, ra. Oui, finies les conneries. Il est temps de sauter dans le grand trou noir de l’inconscient. Celui qui fait peur et qui surgit toujours au mauvais moment et vous fait rater un bon moment (un mariage par exemple, cf. photo) ou votre vie.

L’ironie de cette connexion (difficile d’appeler ça une coïncidence maintenant) entre mes voyages en train régionaux et les morts de stars internationales c’est qu’Amy Winehouse est morte le jour où j’ai pris un train régionnal anglais. Et justement parlons-en du Téoz anglais ! Il a si mauvaise réputation en France. Pourtant, aucun constat de retard, de désagrément, de promiscuité ou autre fantasme de délabrement dû à l’ouverture du réseau britannique à la concurrence, comme cela se met en place en France.

Allez, je prends quelques salariés de la SNCF et nous partons tous en séminaire « comment faire front : ouverture à la concurrence » … ou à autre chose.

 

RIP Amy

RIP le service public des trains

 

avril 13th, 2011

TGV et tes j’y vais pas : Cléopâtre

Et oué, en prenant deux fois le TGV en avril, j’ai fait partir Elizabeth Taylor. Et je l’ai appris par une alerte de mon téléphone intelligent. So 2011.

Elle aussi, je ne l’ai connu que vieille et vu dans les médias plus souvent pour ses divroces que pour ses interprétations de Cléopâtre. Avec elle, le grand Hollywood s’éteint disent plusieurs journalistes (ceux de plus de 60 ans ?). Moi, je dis qu’avec elle, c’est le mariage qui s’éteint. Elle a été mariée plus de 8 fois. Quel intérêt ?
Une assurance fidélité ?
Une question d’image ou d’alliance esthétiques ?
Héritage ?
Un papier rassurant ?

Une raison pour des méga fêtes ?
Peu importe, personne n’a besoin du mariage pour organiser une méga fête, détourner un héritage, manipuler son image ou fidéliser son (ses) partenaires. En revanche, je veux bien croire que ce papier et quelques mots du maire rassurent…
TOUT CA POUR CA.

En cours d’économie et de sociologie d’avant le bac, on aborde le mariage en traitant des normes et des valeurs (ah oui, et de la reproduction sociale aussi…). La majorité des élèves pense (pensait ? oui ça remonte à loin…) d’abord qu’il s’agit d’une valeur. Le cours avançant et les textes bourdeusiens et boudoniens s’accumulant, la majorité s’aperçoit qu’il s’agit plutôt d’une norme et qu’elle confond la valeur famille et la norme en résultant dans la société française (le mariage donc). BREF, malgré les cours de 1ere ES et les années de maturation au cours desquelles nous pouvons atteindre une petite autonomie intellectuelle, cette confusion persiste et la majorité pense d’abord… au mariage, même en prenant des faux airs de pas y toucher et en s’affichant en union libre.

Une majorité de personnes pensera que cumuler beaucoup de mariages est psychopathologique ou stratégique mais que cela reste statistiquement rare (cf. INSEE). En revanche, je dois être un des rares à penser la même chose du fait de consommer toute son énergie à correspondre au schéma de l’union familliale judéo-chrétienne (passée devant le maire, le curé ou pas) et de céder, pour certains, à la pression sociale qui, je constate, est exceptionnellement forte.

RIP Elizabeth

RIP les hippies