Malgré ma réservation en 1ère classe (toujours pas de 1ère classe et demi), une star d’Hollywood a trépassé. Blake Edwards, réalisateur de Breakfast at Tiffany’s et des films de la Panthère Rose nous a quitté il y a quelques jours.
Je me demande s’il existe un rapport entre Audrey Hepburn dans Breakfast at Tiffany’s et ma résrevation en première. Elle voulait un mari riche mais elle s’est pris les pieds dans le tapis de la drogue et de l’amour. Cet amour lui dit « qu’importe où tu fuis, tu te retrouveras toujours face à toi-même ». Je valide, oué, mais pas dans le Téoz de 6h37 !
Le ouagon est rempli de beaugosses du sud qui rentrent déssouler de la vie parisienne chez leur parents (moi c’est l’inverse) et je suis juste à côté des seules lesbiennes bruyantes du train (SI, elles lisent Libération, elles ont les cheveux courts, des foulards ethniques, des jeans et des Dr Martens dégueulasses et elles parlent d’une manière plutôt pas douce, j’ai donc décidé unilatéralement qu’elles rentreraient dans la case LESBIENNE BRUYANTE DE PROVINCE).
[l’odeur de café s’intensifie. Vite, sortons la monnaie ! le caddie à M&M’s arrive !!!!]
Les gars de la 1ère classe ne sont pas plus beaux que ceux de seconde. Ils sont plus riches ou plus snobs ou plus ‘j’ai pris mon billet hier et il n’y avait plus de place en 2nd’ ou plus ‘j’ai besoin d’électricité’ ou un composite de tout cela. Typiquement, les deux beaux bruns qui ont un ordinateur portable (comme moi) et un mèche Justin-Bieber (impossible pour moi), ont besoin d’électricité ET des parents riches (Oui, ils sont jeunes et moi vieille) alors que celui qui lit l’Equipe doit avoir pris son billet hier. D’ailleurs, il n’y a pas que son billet qui date d’hier. Pas rasé, mal coiffé, des pompes salles alors qu’il n’a pas plu a Paris cette nuit, il a l’air ravagé par sa dernière nuit à Paris. Il dort la tête sur le côté, la bouche légèrement entrouverte. Il a l’air paisible. Ses lèvres sont un appel aux plaisirs charnels.
PROUT
Les M&M’s et l’excitation matinale me donnent envie de chier. Le passage Arlequin s’arrêtent là donc. Il faut que j’aille aux ouaters.

[Voyage aérien dans les chiottes du Téoz. J’aime l’ironie]

Le ouagon est calme. Pas un bruit. Je ne regrette pas la 1ère. Cela dit, attendons le réveil général. Il n’est que 8h10. Ou alors quelqu’un a dû déposer une main courante sur 36 15 BRUIT. Oui, ça existe vraiment. J’ai vu l’affiche il y a quelques jours dans un hall d’immeuble pas loin de chez moi. L’affiche est collector/vintage.
Cela me rappelle que ma vie à basculé une après-midi de l’été 2001 devant un minitel. L’académie de Toulouse gérait jadis les inscriptions de l’enseignement supérieur par télématique (LOL ce mot).
– Attention, passage de la vieille qui raconte une histoire de quand c’était mieux avant (moi je préfère aujourd’hui et demain) — BREF
A l’époque, notre professeur principal de terminale, aidée de la conseillère d’orientation (lesbien raisonnable ?), nous donnait un document contenant les codes de TOUTES les formations de la région. Ces codes servaient à établir, sur le minitel, notre classement de vœux de formation supérieure (Si quelqu’un à le nom de code du réseau télématique de l’académie de Toulouse, je suis preneur. Ça peut être drôle). Quelques jours avant la fin des inscriptions, il fallait valider son classement (et ce classement était important pour l’attribution des places dans les classes aux nombre d’élèves limités). C’est à ce moment là que Sissi se retrouve face à son destin que la main de dieux intervient que j’ai choisi ma voix et que je l’ai validé en appuyant sur la touche verte ENVOI.
–
Tient, le gars qui lisait l’Equipe s’est réveillé et a sorti le Canard enchaîné du jour. Cela confirme ce que ma boule de crystal avait prédit. C’est un neo-pseudo-anarcho de gauche qui a pris son billet hier et qui s’est retoruvé en 1ère par défaut. Il s’est rendormi en mettant la capuche de son sweat. Il est peut être drogué. C’est peut être un terroriste ??? APPELEZ LA POLICE !!! Ses lèvres sont un attentat à la pudeur…

Chateauroux a troqué le beaugosse derrière moi contre une nouvelle lesbienne sweat-capuche-gel-dans-les-cheveux-en-pics-jean-rangers-grosses-boucles-doreille. Dommage. La lesbienne serait-elle 1ère classe ou, comme le terroriste des lèvres, une preneuse tardive de billet ? difficile à trancher. Je comprend que la lesbienne ai peur des jacqueries de seconde. Les fans de Mylène à t-shirt moulant y sont acceptés depuis peu mais la lesbienne cours encore un risque trop grand si elle est découverte. D’où la présence massive en 1ère. Comment ça je fais un délire de persécution centré sur les lesbiennes ?
Pas du tout. J’aime beaucoup Katy Perry.
RIP Blake Edwards.
Pour ceux qui n’ont pas compris le jeu de mot du titre voici une explication de texte : le titre du film réalisé par Blake Edwards, sorti en 1961 et dans lequel joue Audrey Hepburn s’appelle, à l’origine, Breakfast at Tiffany’s. Comme souvent, le distributeur français a cru qu’il ferait 1 million de place supplémentaire en donnant un titre pas traduit mais francisé. Breakfast at Tiffany’s se tranforme en France en Diamant sur Canapé. C’est naze, ça enlève le côté New Yorkais de l’histoire et surtout ça laisse penser à une histoire de coucherie à deux balles. BREF, pour me moquer, j’ai mis à jour le titre français et je l’ai déclassé socialement. Quoi C’EST TOUT ?
Oui… C’EST TOUT.
Et pour finir de me moquer, voici la photo d’Audrey Hepburn extraite du film susmentionné. Cette superbe prise de vue a malheureusement été galvaudée par Maison du monde, Conforama, Alinéa et leur petits camarades valeriedamidolien, au même titre que la Marilyn de Wharol et les rues de New York :

RIP Audrey. Ils te laisseront tranquille un jour…







Le courant est là. Pas tout le long du voyage, mais il part et revient suffisament (non, non, c’est pas ça le concept du courant ALTERNARTIF) pour tenir les 2h00 qui sépare le transformateur de départ et le transformateur de destination. Il ne manquera plus que le WiFi, dont l’arrivée est annoncée comme proche par la Société Nationale des Chemins de Fer Français, pour que l’expérience numérique du TGV en 1ère soit complète.